Bruno Joux, directeur chez Exton Consulting, cabinet de conseil et d’études dans le monde bancaire et financier, rappelle que « pour les banques, l’open banking est d’abord une contrainte. C’est le seul secteur économique qui est contraint à industrialiser le partage avec des tiers des données de ses clients. » Et pourtant… Pour lui, il y a cinq services principaux basés sur l’agrégation pour générer de la valeur : la visualisation avancée des comptes, les PFM, mais également l’utilisation des données agrégées « pour avoir une vision beaucoup plus fine du risque porté par un individu », la réconciliation comptable et bancaire pour les entreprises et l’utilisation des données d’agrégations pour mettre en place du cashback et de la fidélité sur les cartes bancaires. Ces différents services sont déjà proposés par différentes FinTechs (néobanques, agrégateurs ou autres), mais « les banques classiques ont un petit temps de retard sur les néobanques et un gros temps de retard sur les agrégateurs et les initiateurs de paiement ». Et pour Bruno Joux, dans les trois derniers cas, « il existe des gisements de facturation B2B importants pour les banques : certains services d’agrégation ont de la valeur aux yeux des entreprises (simplification comptable) ou des acteurs du crédit à la consommation (optimisation de scoring). Sur l’initiation, les nouveaux parcours de paiement intéressent les commerçants, notamment pour pallier certaines insuffisances de la carte (hauts montants, mobilité…). Enfin, les banques pourraient retourner la contrainte de la création d’API en opportunité, en créant des API enrichies, contenant des données allant au-delà des exigences de la DSP 2, auxquelles des acteurs de tous secteurs viendraient se connecter moyennant rétribution ».
Vu de l’extérieur…
« Pour les banques, l’open banking est d’abord une contrainte. »
Créé le
26.10.2020