La société de gestion d’actifs américaine Janus Capital va fusionner avec sa concurrente britannique, Henderson, par échange de titres. Il s’agit d’une fusion entre égaux à l’issue de laquelle les actionnaires d’Henderson posséderont 57 % du capital de la nouvelle société et ceux de Janus 43 %. Le principal actionnaire de Janus, l’assureur japonais Dai-ichi Life, soutient ce rapprochement. Le nouvel ensemble, dénommé Janus Henderson Global Investors, aura son siège dans la capitale britannique mais sera coté à la Bourse de New-York. Janus Henderson Global Investors pèsera 320 milliards de dollars d’actifs sous gestion pour une capitalisation boursière de 6 milliards de dollars. La fusion permettra à la nouvelle entité de baisser ses coûts et d’accélérer sa diversification (produits, zones géographiques de distribution). Cette transaction entre les deux gestionnaires d’actifs intervient dans un contexte difficile de pression sur les marges et de hausse des coûts pour les acteurs du secteur qui cherchent à rationaliser leurs activités pour générer des économies d’échelle.
Attijariwafa Bank et Barclays ont signé un accord portant sur la cession par la banque britannique de l’intégralité du capital de sa filiale bancaire en Égypte. Basée au Caire, Barclays Bank Egypt dispose de 1 500 salariés, d’un réseau de 56 agences situées dans 18 villes et d’un total de bilan de 20,2 milliards de livres égyptiennes (2.3 milliards d’euros) au 31 décembre 2015. Cette acquisition permettra à Attijariwafa Bank d’étendre son réseau international, de consolider ses positions en Afrique du Nord et de s’implanter sur un marché bancaire aux perspectives de croissance significatives. Cette opération lui ouvre aussi la voie au développement au Moyen-Orient et en Afrique de l’Est. Actif dans 14 pays africains, Attijariwafa Bank avait tenté d’acquérir en 2013 la filiale égyptienne de BNP Paribas, rachetée finalement par le dubaïote Emirates NDB. Deux ans plus tard, la première banque marocaine était entrée en négociation avec le grec Piraeus Bank pour la reprise de sa filiale en Égypte, laquelle était au final tombée dans l’escarcelle du koweitien Al Ahli Bank. La troisième tentative aura donc été la bonne.
BPCE a racheté, via sa filiale S-money, 55 % de la FinTech E-Cotiz, première solution de gestion de cotisations pour les associations sportives en France. Créée en 2014, E-Cotiz propose une solution simple d’utilisation et innovante pour faciliter la gestion des cotisations des adhérents (encadré 3). Les associations, dont les cotisations représentent en moyenne 65 % du budget, sécurisent ainsi leurs transactions, gagnent du temps et bénéficient d’une visibilité en temps réel sur leurs encaissements. En contrepartie, E-Cotiz prélève une commission de 3 % sur chaque transaction. La start-up financière compte 12 collaborateurs et revendique plus de 2 000 associations clientes, quelque 500 000 utilisateurs cumulés et une croissance de son activité de 240 % l’an passé. BPCE souhaite devenir le leader des paiements associatifs en France et s’ouvrir de nouveaux horizons de croissance et d’activité. En effet, le monde des associations sportives (près de 200 000) est un secteur prometteur qui représente aujourd’hui 15,7 millions d’adhérents. Outre les clubs sportifs, qui représentent environ 50 % du secteur associatif en France, E-Cotiz veut élargir son spectre à l’ensemble du monde associatif et se développer en Europe.
Achevé de rédiger le 23 novembre 2016.