Panorama des principales opérations dans le monde

Créé le

26.07.2013

-

Mis à jour le

29.08.2013

Nordea a annoncé la cession de l’ensemble de ses activités polonaises à la banque publique locale PKO Bank Polski pour 694 millions d’euros. La vente concerne à la fois ses activités bancaires, de financement et d’assurance vie. Outre un problème de taille critique, cette cession a surtout été motivée par un durcissement de la réglementation du secteur qui oblige les banques d’avoir au moins 25 % de leur capital coté à la Bourse de Varsovie. Cette opération se traduira par une augmentation de quelque 50 points de base du ratio « core Tier 1 » de la première banque suédoise. En ce qui concerne la banque polonaise PKO, cette acquisition lui permet de conforter sa place de leader national face à ses principaux concurrents étrangers (UniCredit, Banco Santander…). Déjà à la tête d’un réseau de près de 1 200 succursales, elle met ainsi la main sur 136 agences supplémentaires.

ING va vendre son activité de crédits hypothécaires au Mexique (ING Hipotecaria) au numéro un bancaire espagnol, Banco Santander, pour un montant d’environ 50 millions de dollars. En revanche, ses activités de banque commerciale dans le pays ne sont pas concernées. Cette opération s’inscrit dans le cadre de sa politique de recentrage avec cession des actifs non stratégiques à l’international. Le bancassureur néerlandais a initié son désengagement du continent latino-américain à partir de 2011. À la tête d’un portefeuille de prêts d’une valeur proche de 1 million de dollars, ING Hipotecaria possède un réseau de 20 agences au service d’environ 28 000 clients. Grâce à cette acquisition, Banco Santander va se hisser au second rang des prêteurs immobiliers mexicains. En décembre 2010, la banque espagnole avait déjà pris le contrôle de General Electric Hipotecaria. Basée à Mexico, la filiale de Banco Santander compte 67,5 milliards de dollars d’actifs, plus de 10 millions de clients et 967 succursales.

Amundi a signé un accord en vue d’acquérir 100 % du capital du gérant d'actifs américain Smith Breeden Associates. Cette transaction, dont le prix n’a pas été dévoilé, vise à renforcer son offre sur les produits de taux (fixed income) grâce à une nouvelle composante en dollars américains. En outre, il s’agit également d’améliorer la position du gérant français aux États-Unis. Fondée en 1982, Smith Breeden Associates est basée dans la ville de Durham, en Caroline du Nord. Elle dispose de 6,4 milliards de dollars d’actifs sous gestion et compte une soixantaine de salariés. Sa clientèle est essentiellement composée de fonds de pension, de fonds de fonds, de banques centrales ou encore de fondations. À l’issue de l’opération, Smith Breeden sera rebaptisée Amundi Smith Breeden et intégrera la ligne métier taux d’Amundi. Avec une présence dans près de 30 pays, la filiale commune du Crédit Agricole et de la Société Générale figure parmi les dix premiers gestionnaires d’actifs mondiaux, avec environ 750 milliards d’euros d’actifs sous gestion, plus de 100 millions de clients particuliers et plus de 3 000 clients institutionnels (voir Encadré 3).

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº763