Les méthodes de travail « agiles » gagnent du terrain dans les banques. De nombreux groupes envisagent d'y avoir recours dans certaines entités (40 %) ou pour certains projets (20 %). En revanche, seules 21 % d’entre eux envisagent une organisation entièrement agile. Pour tous, le travail agile nécessite une adaptation des structures organisationnelles. Dans la majorité des cas (52 %), les structures matricielles remplaceront les structures traditionnelles et permettront aux équipes de travailler ensemble au-delà des fonctions.
Autre élément notable de l'étude 2020, en comparaison de l'édition 2017 : la levée progressive des contraintes à la mise en œuvre de la transformation digitale. Les freins culturels et managériaux ne sont plus considérés comme des points bloquants, qu'il s'agisse de l'adhésion du personnel au changement ou de la vision managériale. On peut affirmer que l'innovation et la nécessité de changer font désormais pleinement partie de la culture de la banque. Un obstacle essentiel à cette transformation est le manque de flexibilité des systèmes et infrastructures dits « legacy » : ils restent un frein qualifié de critique par 45 % des participants.
Enfin, les banques ont mis fin à la phase « essais et erreurs » et s'appuient de plus en plus sur leurs propres modèles et capacités de mise en œuvre en interne. Certaines approches, autrefois très répandues, comme les collaborations avec des start-up ou la création de laboratoires d'innovation, perdent de leur pertinence. La collaboration entre les chefs de produit et les responsables informatiques devient de plus en plus étroite pour faire avancer ensemble les services et solutions numériques.