L’AFGAP se veut un lieu de dialogue ouvert. « Dans ce métier, chacun a ses secrets de fabrication, au premier rang desquels ses modèles. Mais dans la pratique, nous partageons les mêmes approches. Se réunir permet de vérifier qu’elles sont pertinentes », note le président. L’association conçoit toutefois sa mission de manière plus large. Géographiquement tout d’abord : elle noue des partenariats avec son homologue britannique, ALMA, et accompagne les professionnels espagnols et italiens dans la création de leur propre association. « Le vocabulaire de l’ALM est différent selon les banques, les pays, les époques. Un “gap” anglais et une “impasse” française ne sont pas toujours synonymes : parle-t-on de flux, d’encours ? Intègre-t-on les effets optionnels ? Est-on sous un angle opérationnel ou réglementaire ?... Il faut définir les concepts de manière claire et avoir un vocabulaire unique en Europe. Cela faciliterait également le dialogue avec les régulateurs des différents pays, qui se fait pour l’instant en ordre trop dispersé », assure François Le Corfec. La transmission d’un cadre commun passe par la formation. L’AGFAP travaille ainsi à la création d’un corpus de formation certifiant, délivré par l’ENSAE, sur une période modulable de 12 jours. Un lancement est prévu pour la rentrée 2013, en français, mais le cursus devrait à terme être dupliqué dans d’autres langues. « Dans leur cursus banque-finance, les universités proposent déjà des cours d’ALM. Notre objectif est d’uniformiser le vocabulaire et les concepts des enseignements de cette matière en proposant un vocabulaire sur lequel tous pourraient s’appuyer. »
Créée en 1990, l’Association française des gestionnaires actif-passif compte aujourd’hui 140 adhérents, entreprises du secteur bancaire et assuranciel, mais aussi entreprises marquées par des préoccupations de long terme (EDF, Réseau ferré de France…). «
Tous nos adhérents ont en commun de travailler sur le rapport entre le court et le long terme, explique ainsi François Le Corfec, président de l’AFGAP. Ils prennent aujourd’hui des décisions qui auront un impact dans très longtemps ou ils règlent aujourd’hui des déséquilibres créés de longue date. »