De nombreuses banques internationales ont signé les Principes de l'Équateur, qui sont nés en 2003 dans le giron de la Banque Mondiale. Ce texte traite du financement de projets : les barrages, centrales nucléaires, oléoducs et autres gazoducs sont désormais analysés par les banques signataires sous l'angle social et environnemental. Toutefois, Yann Louvel des Amis de la Terre relève deux problèmes majeurs : « D'une part, les banques continuent de financer des projets contestables ; elles se contentent de demander des aménagements permettant, par exemple, de limiter les impacts négatifs d'un déplacement de population, quand, de notre point de vue, c'est le projet dans son ensemble qui doit être abandonné. D'autre part, alors qu'une troisième version des Principes de l'Équateur va bientôt être publiée, le champ d'application demeure limité aux projets qui ne pèsent que 2 % des activités de financement bancaire. Or, dans le domaine du nucléaire et du charbon, les principaux financements sont attribués à des entreprises, au travers de prêts bancaires généraux et d'émissions d'actions et d'obligations. Les banques parlent beaucoup des Principes de l'Équateur, mais la portée de ce texte est très limitée. »
Financement de projets
Les Principes de l’Équateur vont-ils assez loin ?
Créé le
05.03.2013-
Mis à jour le
12.03.2013