Les aidants et le coût de la dépendance en quelques chiffres

Créé le

04.11.2019

Les statistiques sur le nombre d’aidants sont controversées. Dans le cadre de l’enquête Handicap-Santé 2008, la DREES (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques) avançait le chiffre de 8,3 millions d'aidants informels, dont 4,3 millions aidant régulièrement un proche de 60 ans ou plus, à domicile. Le baromètre 2017 de la Fondation April et BVA mentionne 11 millions d’aidants familiaux, soit 1 Français sur 6, accompagnant au quotidien un proche en situation de dépendance, en raison de son âge, d’une maladie ou d’un handicap.

Un mois d’hébergement en Ehpad pour une personne en perte d’autonomie sévère coûte en moyenne 2 450 euros (de 2 050 euros dans la Meuse à plus de 3 500 euros à Paris, dans les Hauts-de-Seine, en Guadeloupe et en Guyane où il atteint 3 800 euros). Après la prise en compte des aides dont peuvent bénéficier les personnes en perte d’autonomie, le reste à charge en Gir 1 et 2 [1] est de 2 000 euros en moyenne (de 1 600 euros dans la Meuse à plus de 3 100 euros par mois à Paris et dans les Hauts-de-Seine).

La situation est également difficile pour le maintien à domicile. Le RAC mensuel serait de 2 500 euros à 4 050 euros en fonction du revenu de la personne âgée. Pour rappel, le niveau de vie des retraités (1 770 euros par mois en 2015) est actuellement proche du salaire médian des actifs (1 800 euros en moyenne, 1 650 euros pour les femmes et 1 900 euros pour les femmes).

Le patrimoine net moyen des Français est de 236 000 euros quand le patrimoine médian est de 114 000 euros. Pour la moitié des ménages propriétaires de leur logement, l’immobilier représente plus de 80 % de leur patrimoine total.

 

 

Sources : OCIRP, « Chiffres clés sur les aidants en France » ; La Mutualité Française, Place de la Santé, « Santé, Perte d’autonomie : impacts financiers du vieillissement », L’observatoire, octobre 2018.

 

1 Il existe 6 niveaux de perte d’autonomie : le GIR 1 est le niveau de perte d’autonomie le plus fort et le GIR 6 est le niveau de perte d’autonomie le plus faible.

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº385
Notes :
1 Il existe 6 niveaux de perte d’autonomie : le GIR 1 est le niveau de perte d’autonomie le plus fort et le GIR 6 est le niveau de perte d’autonomie le plus faible.