Cas pratique

LBO de Wendel sur Materis : échec économique ou réussite financière ?

Créé le

23.11.2015

-

Mis à jour le

01.12.2015

Vendue successivement à un consortium de fonds (CVC, Carlyle, Advent) en 2000, puis à LBO France en 2003, Materis, ex-filiale de Lafarge et n° 2 de la peinture professionnelle en France, est rachetée par Wendel en 2007 pour 2,1 milliards d’euros. Ce rachat financé essentiellement par une dette vertigineuse de 1,8 milliard d’euros constitue encore à ce jour l’un des LBO plus importants jamais réalisés en France. Sous l’effet de la crise qui a touché l’ensemble du secteur du bâtiment, l'activité se retourne dès 2009. Materis se trouve alors dans l’incapacité de respecter les covenants attachés à sa dette. Un premier accord sur le rééchelonnement de la dette est conclu en 2009, mais la société est incapable de faire face à ses échéances, en 2011, les créanciers exigeant un remboursement partiel anticipé de la tranche senior. En 2014, Wendel décide de procéder à la cession par bloc des principales activités, seule la branche Materis Painting étant conservée par Wendel [1] . L’exemple de Materis illustre bien comment un niveau d’endettement trop élevé et des covenants mal définis peuvent conduire, à moyen terme, à une défaillance financière.

 

1 En 2015, Materis Paints est rebaptisé Cromology.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº790
Notes :
1 En 2015, Materis Paints est rebaptisé Cromology.