Pour déterminer son risque de marché réglementaire, une banque peut choisir entre deux méthodologies : l’approche standard et, sous réserve de l'approbation de son autorité de supervision, l’approche des modèles internes (IMA). Les autorités de contrôle peuvent aussi autoriser les banques qui tiennent des portefeuilles de négociation plus petits et/ou plus simples à utiliser une alternative simplifiée à l’approche standard. Enfin toutes les banques doivent calculer l'exigence de capital risque de marché en utilisant l'approche standard pour les éléments suivants :
- les expositions de titrisation ;
- les placements en actions dans des fonds qui ne peuvent pas être analysés de manière détaillée et qui sont affectés au portefeuille de négociation.
Pour les positions soumises à l'approche standard révisée:
Dans les banques du groupe 1, 63 % du capital requis devrait être attribué à la méthode fondée sur la sensibilité. L’exigence des fonds propres prend en compte la sensibilité aux risques linéaires et non linéaires (incluant les options, les dérivés exotiques et les produits hybrides), cela par agrégation de trois mesures : sensibilité au risque delta réglementaire, sensibilité au risque « véga » et le risque de « courbure » (risque non linéaire).
Le capital en regard du risque de défaut contribue pour 32 % du capital requis. Le calcul de l’exigence repose sur une procédure en plusieurs étapes. La première étape consiste à calculer le montant des pertes pour chaque instrument soumis au risque de défaut ; puis, la compensation de ces pertes entre expositions longues et courtes sur un même débiteur (lorsque cela est autorisé) permet de calculer le montant net des positions sur les différents débiteurs ; dans un troisième temps, ce montant net est actualisé ; enfin, des coefficients de pondération du risque de défaut sont appliqués pour obtenir l’exigence de fonds propres.
Le complément de risque résiduel qui comptabilise les risques qui ne sont pas entièrement couverts par les deux premiers risques (par exemple, le risque de corrélation et le risque comportemental), contribue, lui, pour 5 %.
Pour l'IMA révisé:
Les exigences de capital modélisées en interne représentent 44 % du total des exigences de fonds propres modélisées en interne pour les banques du groupe 1. L’Expected Shortfall (ES) qui remplacera la VAR correspond à la moyenne des pertes sous des scénarios de stress (appelés « queues de distribution ») où les chocs financiers peuvent engendrer des montants de pertes considérables.
La part des besoins en fonds propres des facteurs de risque non modélisables est de 28 %. Ceux-ci couvrent les cas où la banque ne peut collecter suffisamment de « bons prix » issus de transactions réalisées sur le marché pour modéliser les facteurs de risques.
Enfin, la charge en risque de défaut (Default Risk Charge) qui remplacera l’IRC (Incremental Risk Charge) pour les modèles internes devrait contribuer à hauteur de 28 %. Elle capturera les pertes issues de défauts immédiats sur un horizon d’un an et prendra en compte en plus les activités sur les actions. Et les chocs seront plus sévères. Le périmètre d’application correspond aux positions sur les obligations et les CDS, souverains ou d’entreprise, détenus dans le portefeuille de négociation.