Si la distinction entre ces deux dispositifs a, depuis la mise en place de la GRL, toujours existé, il se pourrait qu’un nouveau dispositif remplace définitivement les deux premiers : la garantie universelle des risques locatifs.
Mais jusqu’à présent, quelles sont les différences fondamentales entre ces deux systèmes ? Principalement le public auxquels ils s’adressent, le financement et le recouvrement des impayés.
Originellement, la GLI propose aux propriétaires-bailleurs, contre paiement d’une prime d’assurance, une garantie contre les risques d’impayés de leur locataire. En contrepartie, les candidats locataires doivent présenter au jour de leur entrée dans les lieux, une situation stable et pérenne ne laissant pas présager d’un risque évident de difficulté de paiement de ses loyers. Pour cela, le taux d’effort accepté par les compagnies d’assurances a longtemps été fixé à 33 % (soit un ratio loyer/revenu d'un tiers) avant d’être plus récemment abaissé autour de 27 %, depuis l’arrivée de la GRL notamment. De même, les exigences concernant la situation professionnelle des locataires laissaient peu de place aux risques en demandant des CDI ou, à défaut, des cautions solidaires.
L’arrivée de la GRL ainsi que l’article 55 de la loi MOLLE (mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion) du 27 mars 2009 interdisant le cumul caution et assurance a toutefois contraint les assureurs à revoir leurs critères d’éligibilité pour maintenir le développement de leur produit et concurrencer directement la GRL.
En effet, cette dernière se distingue principalement par le taux d’effort accepté, pouvant aller jusqu’à 50 % et des critères d’éligibilité bien plus large que les seuls CDI. Néanmoins, le financement via les primes prélevées auprès des propriétaires-bailleurs ne permet pas d’équilibrer techniquement un risque considérablement élargi. Il nécessite, dans ce dispositif, la compensation financière de l’État et des fonds du 1 % (action logement), pour permettre aux assureurs qui acceptent de délivrer cette garantie d’équilibrer leurs résultats. Le financement en partie public du dispositif lui donne ainsi un caractère plus social, qui oblige les assureurs à accepter un traitement social des contentieux, là où la GLI emprunte des voies de recouvrement traditionnelles en cas d’impayé.