Avec la crise et les réflexions qu'elle entraîne, l’
ALM
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tend à manifester plus fortement sa dimension de contrôle du risque, au point de vouloir rapprocher les équipes ALM des directions des risques. « Traditionnellement, la gestion actif-passif est considérée comme la fonction d'équilibre entre rendement et risque au sein des directions financières, explique François Le Corfec, président de l’AFGAP (Lire interview ). Les risques sont depuis toujours membres des comités ALM. Depuis la crise et en partie sous l’impulsion du régulateur, les directions des risques ont été amenées à davantage accompagner et contrôler les travaux de l’ALM. Les fonctions risques ont par ailleurs renforcé leurs moyens et leurs outils pour suivre ces questions. Aujourd’hui, certaines banques réfléchissent même à intégrer l’ALM à la direction des risques. Cela me semble aller trop loin : l’ALM reste une fonction financière avant tout et doit rester proche de la finance pour assumer un rôle d'animation comme de contrôle des fonctions financières des réseaux. Un double rattachement finance-risques est plus souhaitable et c'est généralement ce qui est mis à l'œuvre en France. »
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Asset-Liability Management ou Gestion actif-passif.