Monde émergent

L’exemple africain de la mobile money

Créé le

27.11.2014

-

Mis à jour le

09.12.2014

Lancé en 2008 par Orange en Côte d’Ivoire, le service Orange Money répond à une nécessité : une infime partie de la population possède un compte bancaire alors que la majorité détient un téléphone portable  ! Un autre opérateur (Vodafone) gère une initiative comparable avec M-Pesa en Afrique de l’Est, plus particulièrement au Kenya (17 millions d’utilisateurs réguliers sur 19 millions d’adultes). Le système est extrêmement simple : sur le marché ou dans un commerce, l’échange d’un SMS entre le vendeur et l’acheteur suffit à effectuer une transaction.

Ainsi, année après année, les paiements par mobile progressent régulièrement sous l’impulsion d’opérateurs téléphoniques qui, s’appuyant sur leur réseau et leur technicité, ont la capacité de créer ex nihilo des services bancaires performants. Dans ce modèle, les établissements bancaires ont tout simplement disparu. Après le lancement, dans les années 2000, de GCash et SmartMoney aux Philippines, les plus grands succès, à ce jour, de services financiers sur mobile se rencontrent en Afrique, où les banques de réseau sont très peu présentes. Ils pourraient tout à fait être répliqués dans l’ensemble des pays en voie de développement qui font face à une demande croissante.

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº331