À l’occasion du Mobile World Congress, MasterCard a annoncé la signature d’un accord avec le gouvernement égyptien, visant à introduire une carte d’identité dotée d’une fonctionnalité de paiement. L’Égypte, avec ses 82 millions d’habitants, est un marché porteur pour les paiements mobiles. Le taux de pénétration du mobile y est de 113
Un centre d’innovation financé par le ministère des Communications égyptien et MasterCard devrait ouvrir ses portes au Caire dans les prochains mois.
Ajay Banga, le CEO de MasterCard, a appelé à une meilleure coopération entre les opérateurs de services de paiement et les gouvernements, et à des investissements supplémentaires dans les infrastructures, notamment par le biais de partenariats public-privé (PPP) : « 2,5 milliards de personnes n’ont pas de compte bancaire sur la planète, sans compter les exclus du système, qui accèdent rarement à leur compte. Que va être la vie de ces personnes, à l’aube de l’Internet des objets ? Le cash n’est pas leur ami. »
Le principal handicap au développement des paiements mobiles est justement cette faible interopérabilité, liée au fait que la majorité des projets de mobile money est en silo. Les enjeux financiers justifient les investissements qui doivent être consentis : les remittances atteindront rapidement les 500 milliards de dollars, a-t-il estimé.