Dons, prêts, equity : les modèles du crowdfunding solidaire

Créé le

06.03.2015

-

Mis à jour le

10.03.2015

L’un des précurseurs du financement participatif dans le monde, l’américain Kiva, est de type « solidaire ». En l’occurrence, il permet au grand public d’octroyer des microcrédits à taux zéro à des micro-entrepreneurs dans le monde en développement (il s’agit en réalité de refinancer des microcrédits accordés par des institutions de microfinance locales partenaires). Depuis, le concept a essaimé, gagnant l’économie traditionnelle mais également au sein de la sphère de l’économie sociale et solidaire. En France, Babyloan ou Xetic ont répliqué le modèle de Kiva de microprêts non rémunérés, que les prêteurs considèrent d’ailleurs davantage comme des dons. D’autres se sont ouverts au prêt rémunéré : par exemple Spear pour des projets français (lire interview) ou Zidisha à travers le monde. Des plates-formes de dons se sont également spécialisées sur les projets à portée sociale : Arizuka (qui compte le Crédit Coopératif et Spear parmi ses partenaires), Agir&Co (Crédit Coopératif), Octopousse (dans le giron d’Ulule), Catapult (pour des projets d’ONG à destination des femmes), Watsi (dans la santé)… D’autres enfin ont investi le champ de la prise de participation au capital : 1001Pact (pour les entrepreneurs français), Fadev (pour les entrepreneurs africains) ou encore Herrikoa (pour renforcer le tissu entrepreneurial au Pays basque). S.L.

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº334