CIF : un modèle économique révolu

Créé le

18.12.2012

-

Mis à jour le

21.12.2012

C’est presque un cas d’école qui se joue au Crédit Immobilier de France, mais avec de lourdes conséquences sociales. Le groupe spécialisé dans le financement immobilier des particuliers assure son financement quasi exclusivement sur les marchés. Une situation fragile compte tenu de la crise de liquidité de ces dernières années, qui a conduit fin août l’agence de notation Moody’s à abaisser la note de sa dette long terme de trois crans, de A1 à Baa1. Le coup de grâce : privé d’un accès aux marchés, l’établissement n’a eu d’autre solution que de s’en remettre à l’État qui a apporté en urgence sa garantie sur les encours. Mais cette aide publique étant contraire aux règles de la concurrence européenne, elle ne peut que s’accompagner de la gestion en extinction du portefeuille de prêts du groupe, avec une lourde menace sur le sort de ses 2 500 collaborateurs. Pourtant, la banque reste bien capitalisée, avec 2,4 milliards d’euros de fonds propres, et bénéficiaire, affichant un résultat net de 50 millions d’euros à fin 2011.

Dernier développement en date, la Banque Postale reprendrait les activités de prêt aux foyers modestes du CIF et environ 300 salariés de l’établissement…

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº755