A la loupe

L’affaire Julien Dray

Créé le

23.06.2011

-

Mis à jour le

29.06.2011

Dans cette affaire, Tracfin a dénoncé des mouvements suspects qui laissaient supposer des faits de blanchiment ; Julien Dray, député de l’Essonne, fut alors mis en cause.

Mais, tout à fait exceptionnellement, la défense de Julien Dray s’était vue autorisée par le procureur Marin à avoir copie de pièces du dossier au cours de l’enquête préliminaire, pour lui permettre de faire ses observations sur ces éléments. Celles-ci ont convaincu le procureur qu’il n’y avait pas matière à  renvoyer notamment l’intéressé devant le tribunal correctionnel, bien que l’affaire ait eu d’autres développements.

Voilà un exemple concret d’une personnalité médiatique qui se trouve mise en cause dans un dossier de blanchiment. On peut se demander ce qui se serait passé sans cet accès au dossier autorisé par le procureur – en dehors de toutes dispositions du Code – pour permettre à la défense de faire valoir ses observations. Le procureur, pour permettre le contradictoire, aurait sans doute renvoyé l’affaire en correctionnelle. Nonobstant la présomption d'innocence, les conséquences auraient été importantes en termes d’image et de réputation.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº738