Marchés obligataires
« Les allègements de la dette extérieure des pays africains ont eu pour corollaire le développement progressif d’un marché de la dette domestique dans un nombre croissant d’économies africaines ces dernières années, dont les plus actifs se situent au Nigeria, Ghana, Angola, Namibie, Botswana, Mozambique, Zambie, Tanzanie, Kenya et Ouganda. Dans les pays de l’UEMOA (Afrique de l’Ouest), le montant des émissions obligataires publiques, municipales et privées cotées a été multiplié par dix entre 2000 et 2007 , atteignant la somme de 2 milliards de dollars. Très loin derrière l’Afrique du Sud, ces marchés n’en sont pas moins en expansion soutenue depuis le début des années 2000, de sorte qu’aujourd’hui des émissions locales dépassent les émissions de dettes extérieures ».
« Aujourd’hui 39 pays sont émetteurs de bons du trésor et 27 émettent des obligations. La courbe des taux d’intérêt, traditionnellement limitée à deux ans, s’est considérablement étendue ces dernières années, nombre de pays émettant sur des durées moyennes de dix ans (Nigéria, Kenya, Ouganda), voire des durées beaucoup plus longues allant jusqu’à 25 ans dans les cas du Kenya et du Nigeria. 24 pays sont aujourd’hui évalués par une des trois grandes agences de notation (S1P, Moody’s ou Fitch) tandis que la constitution récente d’un groupe d’établissements privés agréés en tant que spécialistes en valeurs du trésor (SVT) améliore la fluidité du marché primaire et contribue à animer le marché secondaire, ce dernier restant toutefois très marginal pour l’instant, la plupart des investisseurs ayant en pratique la conservation des titres jusqu’à échéance ».
Marchés actions
« Avec 300 M$, la capitalisation de l’ensemble des bourses de valeur africaines équivaut aujourd’hui à 8,5 % de la capitalisation de l’indice MSCI émergents fin septembre 2010 ».
« Au-delà de leurs différences de taille, les principaux marchés africains affichent des performances très disparates. L’Afrique du Sud (87 % de la capitalisation des Bourses africaines au 01/10/2010), l’Égypte (5 %), le Maroc (2 %) ou le Nigeria (3 %), plus grands marchés continentaux en taille, sont en revanche loin d’afficher les meilleures performances ».