- Contrairement aux stress tests français qui partent de la situation actuelle pour observer les impacts du scénario choisi, le gouvernement américain s’est d’emblée fixé un objectif à atteindre de résistance globale du secteur bancaire : puis il a cherché à déterminer quels étaient les renflouements nécessaires en matière de fonds propres des banques pour l’atteindre.
- Deuxième différence, le test américain a identifié les besoins en fonds propres pour chaque établissement participant. Les macro-stress tests français donnent un résultat en termes de ratio de solvabilité global. « Cela nécessiterait d’analyser la sensibilité de chaque banque aux variables macroéconomiques, remarque Dominique Laboureix. Car la transmission d’un choc macroéconomique peut être différente d’un établissement à l’autre, compte tenu par exemple du profil de portefeuille de clientèle ».
- Enfin et surtout, si le gouvernement américain a largement communiqué sur les hypothèses et les résultats de leurs tests, l’ACP est restée d’une grande discrétion. Ce qui a fait dire côté français que les tests américains étaient principalement un exercice de communication, ayant pour objectif de rassurer les marchés.