Gestion d'actifs

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°734

Matières premières : la faute aux marchés ?

N’est pas gérant flexible qui veut ! Le concept est à la mode et depuis que les marchés financiers ont été chahutés en 2007 et 2008, chacun se découvre une fibre flexible. Mais l’opportunisme ne se décrète pas, il s’agit d’une approche de gestion qui demande certes une bonne dose d’inspiration, pour sentir et anticiper les retournements de marché, mais aussi de la rigueur. Ce qui va à l’encontre de l’image simpliste que l’on se fait parfois de la gestion flexible.

Alors qu’au cours des 30 à 40 dernières années, s’est développée une dictature du benchmark qui a conduit de plus en plus de gérants à travailler dans le sillage de l’indice, avec une approche structurellement de moins en moins active, le gérant flexible revendique de son côté ​une gestion hors indice et la possibilité d’allouer de 0 à 100 % de ses actifs aussi bien en actions qu’en obligations. Sans aller jusqu’à du 0-100 %, certains gérants déclarent, plus modestement mais aussi plus lucidement, faire du 20-80 %.

Si certains gérants relèvent le défi, d’autres restent largement en ​deçà… Le constat est cruel mais c’est ce qui apparaît lorsque l’on analyse la structure de ​portefeuille de ces fonds entre 2007 et 2009 : rares sont ceux qui ont réellement réduit la voilure et ont su sortir des marchés. Car il faut non seulement anticiper le retournement de marché, mais aussi avoir l’audace de modifier radicalement son allocation. C’est à ce prix que les gérants réellement flexibles font la différence en termes de performances.

 

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