Gestion d'actifs

Solvency, et après ?

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°750

Les ressources humaines en temps de crise : la grande inconnue

Parmi les sujets d’actualité dans le monde des investisseurs institutionnels, on note Solvabilité 2 et Bâle III, bien sûr, avec calcul de ratios et autres SCR [1] afin de mesurer l’adéquation actifs-passifs. C’est peu dire que les investisseurs scrutent leurs portefeuilles pour savoir ce qu’ils recèlent. Une démarche somme toute fort logique et très compréhensible s’agissant des supports d’investissement collectif…

Quoi de plus normal que de chercher à savoir dans quoi on investit ? De chercher à comprendre quels sont les moteurs de performance d’un fonds ? Ce souci de transparence aurait pu permettre à certains d’éviter les fonds Madoff, et plus généralement d’identifier les dangers cachés portés parfois par les fonds.

Derrière cette expression de « dangers cachés », on trouve des expositions inattendues et souvent inaperçues. C’est le cas d’un fonds investi en actions de la zone euro qui affiche en 2009, année de rebond, une surperformance anormale. L’analyse du portefeuille révéla une exposition de 8 % aux actions russes ! Et les exemples de portefeuilles avec des biais qui ne sont pas en ligne avec leur mandat ne manquent pas. Une des vertus de Solvency aura été d’inciter les investisseurs à revenir aux fondamentaux et de faire un « tour du propriétaire », afin de voir ce qu’ils ont en portefeuille.

[1] Solvency Capital Ratio.

 

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