Gestion d'actifs

Soldes sur les ETF

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°774

Les assureurs à la manœuvre pour financer l'économie

Surenchère dans l’univers concurrentiel des ETF, ces fonds purement indiciels cotés en temps réel qui se contentent de répliquer la performance d’un indice. Depuis le début de l’année, on assiste en effet à des baisses de prix en cascade. Dernier en date, iShares du groupe Blackrock a ramené les frais annuels de son ETF sur indice S&P 500 de 15 à 7 points de base. On franchit ainsi un nouveau plancher, alors qu'Amundi a baissé les tarifs de ses ETF émergents de 0,45 à 0,20 % et qu’en début d’année, db-xTrackers a revu les frais de certains ETF sur marchés développés à 9 points de base.

Ces évolutions ne vont pas sans poser de questions. D’abord le prix est-il devenu le seul élément différenciateur sur ce segment de marché ? Les offreurs n’ont-ils d’autres arguments à mettre en avant ? Il est vrai que l’on a vu fleurir plusieurs générations d’ETF (les grands indices, puis les indices secondaires et sectoriels, voire sous-sectoriels, les indices intelligents, etc.) et que ces fonds, véritables briques de gestion, sont en passe de devenir des commodités  pour nombre d’investisseurs.

D’autre part, est-ce que le développement des ETF est de nature à faire de l’ombre à la gestion active ? Les vrais gérants actifs n’ont sans doute pas d’inquiétude à se faire ; les éleveurs de fonds en « batterie » en revanche, qui proposent des produits nourris à la seule « tracking error sous contrôle », risquent de payer cher cette concurrence violente et inexorable.

 

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