voici le surtitre de cette chronique

Que disent les étoiles…

L'auteur

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°724

Titriser plus pour financer plus, à quelles conditions ?

Nous nous sommes livrés à un petit exercice amusant avec des collègues américains, du genre de ceux proposés dans les valisettes du parfait petit chimiste : que pouvait bien dire la notation à base d’étoiles de Morningstar. Sur une population de fonds actions, nous avons regardé quelle relation il pouvait exister entre le nombre d’étoiles et la performance du fonds. Sans surprise, on voit que plus un fonds a d’étoiles meilleure est sa performance annualisée sur 3 ans. Même chose pour la volatilité : les fonds 5 étoiles affichent en moyenne une volatilité de 16,57 contre une volatilité de 21,31 pour les fonds notés 1 étoile.

 

Ce constat est sans surprise et somme toute assez logique puisque la notation à base d’étoiles tient compte des 3 éléments : la performance, la volatilité, les frais de souscription…

 

En revanche, d’autres corrélations sont apparues : la rotation moyenne des fonds 5 étoiles est de 112% contre 146% pour les fonds 1 étoile. Ceci apparaît assez logique : plus on fait tourner le portefeuille, plus les frais augmentent et pèsent sur la performance du gérant. De la même façon, les fonds 5 étoiles affichent un TER moyen de 1,14% contre 1,55% pour les fonds 1 étoile. Et on s’aperçoit que les gérants des fonds 5 étoiles sont en place depuis en moyenne 6,2 ans, contre 3,6 ans pour les fonds 1 étoile. Hasard ou nécessité ?

 

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