Gestion d'actifs

Plaidoyer pour la transparence

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°739

Infrastructures de marchés : halte au dopage technologique !

Dans le monde de la gestion, traditionnellement, la mesure du risque se fait au travers de la volatilité : le couple rendement/risque, en donnant une moyenne des performances passées et la volatilité associée, fixerait son horizon à l’investisseur. Las, c’était compter sans les multiples risques et dangers qui le guettent. Si la régularité de la performance (volatilité) représente un réel enjeu pour certains investisseurs, bien d’autres écueils existent.

La crise de la dette souveraine que connaissent les pays du sud de la zone euro en est un bon exemple : savoir quels sont les papiers détenus par un fonds d’obligations d’État est devenu aujourd’hui plus important que la seule mesure de sa volatilité passée. De la même façon, pour un fonds investi en actions, identifier le facteur de surperformance d’une année permet souvent de comprendre la raison d’une sous-performance passée ou à venir. C’est le cas, par exemple, des fonds actions Europe qui incorporent un peu trop d’actions russes…

Aujourd’hui, avec les nouvelles exigences introduites par Solvabilité 2, les investisseurs sont invités à faire plus en détail « le tour du propriétaire » des actifs qu’ils détiennent en portefeuille et à consolider les lignes des fonds, afin de disposer d’un état plus fin des risques auxquels ils sont exposés. Un travail d’analyse qui apporte parfois des surprises de taille…

 

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