Gestion d'actifs

Performant, mon gérant ?

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°775

Inclusion financière : pour bancariser le monde en développement

C’est un vieux serpent de mer qui rode dans les couloirs de la gestion : la gestion ne ferait pas mieux que le marché. Même si, parfois, un gérant fait mieux que son indice, l’année suivante, sa performance est en retrait. Alors, à quoi bon ? Autant acheter un ETF qui, lui, réplique le marché aussi fidèlement que possible au moindre coût.

Cette assertion suscite en fait plusieurs questions qui ne sont pas exclusives l’une de l’autre, mais qui ne se substituent pas. Plusieurs analyses tendent à montrer qu’en effet, la gestion, en moyenne, ne fait pas mieux que le marché. Mais que se cache-t-il derrière la moyenne ? On le sait, la moyenne est un concept somme toute assez abstrait, simple mais pas toujours très utile lorsqu’elle est isolée de ses corollaires que sont l’écart-type et la médiane.

Derrière la moyenne, on va trouver le «  ventre mou » de la gestion, ces fonds qui sont gérés sous contrainte de tracking-error et qui  gravitent en fait dans le sillage de l’indice, les poids des frais en plus (ou en moins). On va trouver les « mauvais » fonds où s’exprime le talent anémique de gérants calamiteux, quand ce n’est pas le siphonage induit par des frais de gestion pléthoriques. Mais derrière la moyenne, il y a aussi les gérants et des équipes qui, sur la durée, performent. Ce sont ces gérants qu'il faut mettre en avant, et non des fonds indiciels faussement actifs qui structurellement sont condamnés à faire moins bien que le marché.

 

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