Gestion d'actifs

Mon cher bonus

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°763

Banque de détail : vers un nouveau business model

En début d’été, les députés européens n’ont pas fixé de cadre aux rémunérations des gérants de fonds, comme pour les banquiers. Il est vrai que, bien qu’intervenant l’une et l’autre dans l’univers de la finance, les deux professions ne sont pas soumises aux mêmes contraintes.

Depuis le début de la crise financière, c’est haro sur le banquier et chasse aux conflits d’intérêts, réels ou supposés. Le système des bonus conduit certains à prendre des risques excessifs et à adopter une stratégie de court-terme. D’où parfois une forme de déresponsabilisation.

Qu’en est-il du gérant ? Il ne présente pas les mêmes risques en termes de conflits d’intérêts certes. Mais on se souvient néanmoins de cette société de gestion qui, au plus fort de la crise des fonds monétaires « dynamiques », avait privilégié certains investisseurs, cadres dirigeants de la maison, au détriment des autres porteurs.

Et que dire aussi des commissions de mouvement qui peuvent pousser à la rotation des portefeuilles ; ou lorsque ces commissions de mouvement sont perçues par le dépositaire qui n’est autre que la maison mère de la société de gestion ? Autant de situations qui posent la question de la best execution et de la prise en compte de l’intérêt de l’investisseur.

 

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