Gestion d'actifs

Les « rétros » en question

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°752

Shadow Banking : pas si obscur…

Alors que durant l’été l’AMF lançait une consultation sur « les rémunérations et rétrocessions dans le cadre de la commercialisation et la distribution indirecte d’instruments financiers », outre-Manche les opérateurs fourbissaient leurs offres afin d’être en mesure à compter du 1er janvier prochain de mettre en œuvre la fameuse RDR (Retail Distribution Review) qui interdira les rétrocessions aux distributeurs de produits financiers. L’objectif est d’éviter les conflits d’intérêts et qu’un conseiller financier ne recommande non les produits les plus adaptés à la situation et aux objectifs de son client mais ceux où il perçoit les rétrocessions les plus importantes.

En France, les autorités de marchés n’en sont pas encore là. On estime, avec un certain bon sens d’ailleurs, que l’interdiction des rétrocessions, loin de servir les intérêts des investisseurs, mettra à mal la profession des CGPI et réduira in fine la palette des canaux de distribution au profit des grands réseaux.

L’argument a du sens. Mais il reste que les exemples de misselling ne manquent pas, d’ailleurs pas uniquement dans les rangs des conseillers financiers indépendants mais y compris dans les rangs des grands réseaux. Sans régler tous les problèmes, un encadrement plus ferme des rétrocessions est de nature à limiter ce genre de risques.

 

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