Gestion d'actifs

Les prêts de titres en question

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°753

Résolution des crises bancaires : trouver la bonne équation

On a beaucoup mis en avant les risques attachés aux procédures utilisées par les ETF à réplication synthétique : échange de performances avec une contrepartie, qui est susceptible d'être en défaut. Mais on le sait, les ETF de réplication physique ne sont pas indemnes de risques. Certains d'entre eux, en effet, recourent abondamment au prêt de titres afin d'améliorer l'ordinaire.

Et de nouveau, on porte un risque de contrepartie si l'emprunteur n'est plus en mesure de restituer les titres qui lui ont été prêtés. D'où des phénomènes de collatéralisation et de dépôts de garanties…

Le prêt de titre soulève une autre question, celle de la répartition des gains. En effet, les sommes engrangées sont loin d'être négligeables et représentent pour certains ETF plusieurs fois le montant de leur frais de gestion. Ainsi, en 2011, le iShares S&P Global Clean Energy a facturé 65 points de base de frais de gestion ; dans le même temps, la société de gestion percevait 172 points de base de loyers pour prêts de titres du fonds (soit 2,6 fois le TER). L'ESMA, le régulateur européen des marchés financiers, s'en est d'ailleurs ému et souhaite que ces revenus reviennent aux fonds qui sont propriétaires de titres prêtés. Une évolution qui prend l'industrie à rebrousse-poil.

 

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