Gestion d'actifs

Les fonds sectoriels : à utiliser avec modération

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°794

Bail-in : les paradoxes du renflouement interne

Les fonds sectoriels et thématiques doivent être abordés avec prudence. Ils sont fréquemment investis sur des secteurs étroits, parfois très volatils, et sont bien souvent plus chers que des fonds diversifiés. Cependant, le défaut majeur de ces fonds est moins lié à leurs frais ou à leur qualité intrinsèque qu’à la façon dont les investisseurs les emploient. La recherche de Morningstar montre en effet que les investisseurs font généralement une mauvaise utilisation des fonds trop spécialisés. Ils ont tendance à les acheter au plus haut, puis à vendre ces mêmes fonds au premier coup de tabac. La mesure de la « Performance investisseur », qui consiste à pondérer les résultats d’un fonds par les flux de souscriptions et de rachats qu’il enregistre, permet d’apprécier ce phénomène. Nos études mettent en évidence que les écarts entre la performance affichée et la performance réalisée par l’investisseur sont d’autant plus importants que les fonds en question sont volatils. Les investisseurs ne sont malheureusement pas aidés par l’opportunisme de certaines sociétés de gestion qui sont promptes à lancer des produits de niche sur les derniers secteurs ou thèmes en vogue. Cela ne veut pas dire que ces fonds spécialisés sont sans utilité. Ils permettent à des investisseurs professionnels d’optimiser la gestion de leur portefeuille. Mais il faut garder à l’esprit que, de par leur positionnement sur des thématiques étroites, ces fonds doivent être cantonnés à une petite partie d’un portefeuille diversifié.

 

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