Gestion d'actifs

ETF, quels dangers ?

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°747

Entreprises en difficulté : pour une meilleure maîtrise des risques

On parle beaucoup, dans le monde bourgeonnant des ETF, des risques associés aux différents modes de réplication (physique ou synthétique) utilisés par les promoteurs depuis que plusieurs institutions internationales (FMI, BRI, Conseil de stabilité financière) ont pointé du doigt, il y a un an, les risques que portait la réplication synthétique.

Depuis, les investisseurs ont gagné en transparence : les promoteurs d’ETF précisent désormais le type de réplication auquel ils recourent et ils sont de plus en plus nombreux à publier sur leurs sites les portefeuilles de collatéraux reçus de leurs contreparties en garantie. Mais pour importante que soit la question du mode de réplication, elle ne doit pour autant pas cacher d’autres questions soulevées par le développement galopant du marché des ETF.

Alors que l’un des facteurs du succès des ETF a été la simplicité, force est de constater que l’offre se complexifie avec des indices de plus en plus sophistiqués, comme par exemple des ETF sur indices de stratégies offrant une lisibilité moindre. D’autre part, l’engouement pour les ETF a conduit les fournisseurs d’indices à concevoir des benchmarks de plus en plus verticaux et étroits. Résultat : alors que suivre l’indice apportait la garantie « d’être dans le marché », certains ETF entraînent aujourd’hui les investisseurs sur des marchés fantômes.

 

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