Gestion d'actifs

Chers ETF

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°760

Banques émergentes : vers un nouveau pouvoir au Sud

Découvrir les limites de la réalité est sans doute le signe de la maturité, et nul doute que le marché des ETF a atteint ce stade. Si les avantages de ces produits de gestion passive ne sont plus à démontrer (pur bêta [1], frais plancher, négociation en temps réel…), au fil du temps, quelques ombres sont apparues au tableau : risques liés à la réplication synthétique, aux prêts de titres en réplication physique…

Sans compter que, progressivement, on a assisté parfois à un relèvement des niveaux de frais ; cela est particulièrement vrai pour les produits répliquant la performance d'un indice exotique ou avec une faible profondeur de marché. À cela s'ajoute pour l'investisseur le problème des spreads, lorsqu'il s'agit de négocier son tracker en Bourse. En effet, bien qu'il y ait des teneurs de marché, la faible liquidité de certains supports induit des écarts offre-demande importants.

Si les échanges sur les plus gros ETF négociés sur la Place de Paris dépassent allègrement le million d'euros par jour, nombre de produits en revanche peinent à dépasser dans le même temps les 10 000 euros. Résultat : les spreads se tendent et peuvent atteindre plusieurs centaines de points de base !

C'est à ce moment que l'investisseur réalise que des allers-retours rapides peuvent se révéler coûteux.

[1] Le bêta est l’effet de marché.

 

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