Gestion d'actifs

Le centre du monde

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Il s’agit de l’ une des vertus de la gestion collective : elle donne accès à des classes d’actifs qui sans elle resteraient difficilement accessible. C’est le cas par exemple de la volatilité, des devises, des matières premières ou encore, dans une certain mesure, des ventes à découvert. Mais il est un domaine, sans doute moins sophistiqué en termes d’ingeniérie financière, où la gestion collective est d’une aide importante, ce sont les marchés émergents.

Alternativement portés aux nues en raison de leur croissance et voués aux gémonies parce que trop volatiles, trop incertains, avec des risques politiques… les émergents représentent une classe d’actifs ambivalente. Evidemment, ces marchés portent de nombreux risques, qu’il s’agisse de l’Amérique Latine (on se souvient des changements de monnaie en cascades en Argentine au début des années 2000), de l’Europe de l’Est (avec en particulier en Russie le risque de se retrouver en prison si on n’est plus dans les bonnes grâces du pouvoir central) ou de l’Asie.

Certes il y a des risques; mais ne pas y aller, n’est-il pas encore plus risque ? La question est en fait de savoir le poids qu’il faut accorder à ces marchés au sein d’un portefeuille diversifié. En gardant à l’esprit que ces marches émergents ne sont uniquement représentés aujourd’hui par des fonds actions mais aussi par des fonds obligataires.

 

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