Gestion d'actifs

Attention, réplication synthétique

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°738

La gestion d'actIfs entre en résistance

Le développement du marché européen des ETP (Exchange Traded Products, qui incluent les ETF, mais aussi les ETC, les ETV, etc.) ne va pas sans poser de question : en effet, près de la moitié des actifs gérés sont investis dans des produits à réplication synthétique. Pour coller à la performance d’un indice, un ETF peut tout simplement détenir en portefeuille les valeurs qui composent l’indice (c’est la réplication physique) ou au contraire suivre la performance de l’indice à l’aide de swaps (réplication synthétique).

Cette dernière technique est moins coûteuse et offre souvent une meilleure « tracking error » que la réplication physique. Mais ces avantages s’accompagnent de quelques contraintes et d’une prise de risque spécifique pour l’investisseur. En effet, lorsqu’on établit un contrat de swap, il faut s’assurer de la solidité de la contrepartie avec laquelle on a contracté : si la contrepartie fait défaut, alors les investisseurs de l’ETF courent un risque.

En Europe, la réglementation prévoit que la contrepartie doit apporter des garanties au minimum à hauteur de 90 % de la valeur du fonds. Certains opérateurs n’hésitent pas à apporter une garantie excédant ce plancher. Reste la question de savoir ce que valent ces contreparties… Lorsqu’un opérateur comme db X-trackers [1] apporte des actions japonaises en garantie d’un ETF Euro Stoxx 50, que se passe-t-il si le marché n’est pas actif ?

[1] Groupe Deutsche Bank, NDLR.

 

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