Libor

Vers la disparition de l’Euribor ?

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°811

Blockchain : l’utopie à l’épreuve des premiers tests

La mort annoncée du Libor marque-t-elle, outre la fin d’une époque, les prémisses d’autres changements ? Fin juillet, Andrew Bailey, le directeur de la Financial Conduct Authority (FCA), a annoncé la suppression du Libor pour 2021, arguant que ce taux de référence était désormais insuffisamment utilisé. Derrière cet argument se cache la critique souvent faite à cet indice d’être un taux théorique et non un taux réel de transactions. Il est de plus fondé sur un marché interbancaire actuellement réduit à peau de chagrin, avec un panel de contributeurs réduit, soumis à de plus en plus de règles depuis les scandales de manipulation. Andrew Bailey pourrait préconiser de remplacer le Libor par le SONIA. Ce taux au jour le jour est fondé sur des opérations réelles car beaucoup plus nombreuses.

La disparition du Libor n’aura qu’un impact très limité sur les banques françaises puisqu’elles utilisent principalement l’Euribor, indique un opérateur de marché. Elles utilisent le Libor euro uniquement pour des contrats internationaux multidevises. En revanche, l’Euribor pourrait bien subir le même sort que le taux de référence britannique, étant désormais moins utilisé et ayant connu une (mauvaise) fortune relativement similaire. Sa fin entraînerait un problème commercial bien plus important pour les banques françaises. Selon cet opérateur, la question n’est pas de savoir si l’Euribor va disparaître un jour, mais plutôt quand.

 

Sur le même sujet