Marché de capitaux

UMC : phase II

Un rapport sur la relance de l'UMC

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°837

Les nouvelles frontières de l'assurance

Le 9 octobre dernier, à l’occasion du conseil Ecofin du Luxembourg, Fabrice Demarigny, à la tête d’un groupe de travail européen de haut niveau, a remis le rapport élaboré sur la relance de la construction de l’Union des marchés de capitaux (UMC) aux trois ministres à l’origine de cette mission, le ministre des Finances néerlandais, le ministre de l’Économie et des Finances français et le ministre fédéral des Finances allemand.

Fabrice Demarigny a souligné à cette occasion que « le rapport propose un véritable changement de priorité : si la première phase de l’UMC s’est concentrée sur la revitalisation de l’écosystème financier européen, qui avait souffert de la crise, nous recommandons que cette nouvelle phase donne la priorité aux réponses aux besoins des citoyens et à l’investissement dans l’économie réelle, digitale et durable ». Et il faut le faire, ajoute-t-il, de telle manière que le marché des capitaux de l’Union européenne soit intégré, profond, compétitif et liquide et l'un des deux plus importants centres financiers dans le monde.

Pour y parvenir, le rapport identifie quatre « priorités absolues » constituant les composantes d’un marché de capitaux qui, une fois réunies, devraient avoir l’effet d’entraînement nécessaire pour développer son activité au niveau souhaité :

  • générer plus d’épargne longue, pour répondre notamment aux besoins des financements des retraites des citoyens tout en allouant les fonds au financement de la transition vers une économie réelle durable ;
  • développer massivement le marché actions, pour répondre aux besoins des PME mais aussi financer l’innovation technologique ;
  • réduire la fragmentation entre les centres financiers, en favorisant les fusions entre acteurs et en adaptant le cadre de supervision pour en éviter certains effets de concurrence ;
  • et développer le marché de la dette de façon à accroître le rôle international de l’euro.

Fabrice Demarigny a pris soin de rappeler que ces recommandations s’adressent aux institutions de l’Union européenne, aux États membres, aux superviseurs ainsi qu’aux professionnels de l’industrie. Signe de l’intérêt suscité par ce rapport, il devrait donner lieu à des conclusions du conseil Ecofin en décembre. E. C.

 

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