Royaume-Uni

Theresa May contrariée

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°802

Ressources humaines : l'impact du digital

Le 3 novembre, la Haute Cour de Londres a jugé que le Parlement britannique doit être consulté avant la mise en œuvre de l’article 50 qui mènera à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Cette décision n’a rien d’étonnant, car l’intention de Theresa May de se passer d’un vote du Parlement était très audacieuse. Entêtée, Theresa May a déclaré qu’elle allait faire appel. La Cour suprême pourrait bien confirmer – début décembre – le jugement de la Haute Cour mais, même dans cette hypothèse, le Brexit n’est pas sérieusement menacé. En effet, les parlementaires n’oseront sans doute pas aller à l’encontre de la volonté du peuple telle qu’elle s’est exprimée lors du référendum du 23 juin. En revanche, les parlementaires, s’ils sont amenés à voter, pourraient en profiter pour obtenir un droit de regard sur la négociation du futur accord entre l’île et le continent.

De l’avis d’un banquier français en poste à Londres, la Place financière qui profitera du Brexit est celle qui séduira les banques américaines : « Si des activités sont relocalisées sur le continent, les Français retourneront à Paris, les Allemands à Francfort, etc. Les acteurs qui feront la différence sont les Américains qui hésiteront entre une relocalisation à New-York, à Dublin ou à Francfort. La France est perçue comme un pays trop rigide du point de vue du marché du travail ; les charges sociales et la fiscalité constituent des repoussoirs. » Aux yeux de cet anglophile, les efforts du gouvernement français (mesures fiscales favorables aux impatriés, guichet unique pour faciliter les démarches des investisseurs étrangers…) ne parviennent pas à améliorer l’image de l’Hexagone. S.G.

 

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