Emissions obligataires

T2 : le couteau suisse du financement bancaire

T2 : le couteau suisse du financement bancaire

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°783

Conformité : entre prévention et sanctions

De nombreux établissements ont émis récemment des titres T2 : BNP Paribas le 10 février, Crédit Agricole SA le 9 mars, Société Générale le 19 février, ou encore KBC le 4 mars. L’émission de T2 constitue l'option la plus simple pour satisfaire les exigences du TLAC, mais aussi la plus coûteuse (entre 170 et 190 bps pour les dernières émissions de banques françaises). Malgré ce coût pour les banques, le marché du T2 pourrait doubler, voire tripler, car il permet à la fois de satisfaire les exigences du TLAC, celles du MREL et celles des agences de notation, comme le ALAC (additional loss absorbing capacity) établi par S&P. Ce phénomène risque de perturber l'équilibre entre l'offre et la demande. Si la première se mettait à dépasser la seconde, le coût du financement par des titres Tier 2 augmenterait.

 

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