Climat

Près de la moitié des investissements de la BEI en France sont verts

En tête des pays européens par le volume des investissements européens alloués au climat, l’Hexagone a pris six ans d’avance sur les objectifs annoncés.

Près de la moitié des investissements de la BEI en France sont verts

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Revue Banque n°842

Services financiers : Faut-il avoir peur des BIG TECHS ?

En 2019, la France était le troisième pays bénéficiaire des fonds de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), derrière l’Espagne et l’Italie. Basé au Luxembourg, le groupe BEI, détenu conjointement par les pays membres de l'UE, a investi 63,4 milliards d’euros en Europe en 2019, sous forme de capital, de garanties et de prêts, dont 8,5 milliards en France. Mais l’Hexagone se place en tête des pays européens par le nombre de ses investissements verts, avec 47 % de financements de la BEI alloués au climat. « Cette part importante de financements s’inscrivant dans la lutte contre le changement climatique distingue les résultats en France de la BEI, tient à souligner le vice-président de la BEI Ambroise Fayolle. La nouvelle Commission européenne, qui s’investit, elle aussi, en faveur la transition énergétique, est l’un de nos partenaires essentiels. Notre action s’intègre dans le Pacte vert pour l’Europe. »

Six ans d'avance

La France peut même se targuer d’avoir six ans d’avance sur les objectifs annoncés. En novembre 2019, les actionnaires de la BEI ont en effet porté à 50 % d’ici 2025 la part de projets verts qui devront être financés en Europe, au lieu de 31 % aujourd’hui. Hors projets liés au climat, 28 % des fonds octroyés par la BEI en France ont été consacrés à l’innovation et 25 % au plan Juncker, remplacé à partir de 2021 par le programme InvestEU. Quant au Fonds européen d'investissement (FEI), filiale de la BEI dédiée aux PME, il a engagé 10,2 milliards d'euros de fonds en Europe, dont 1,6 milliard en France. Ce sont ainsi 56 000 PME françaises qui ont bénéficié de son action.

Après une année d'incertitude liée à l’approche du Brexit, les 27 États membres ont décidé d’augmenter leur part de capital afin de combler la perte de celle du Royaume-Uni, l’un des principaux actionnaires jusqu’alors, avec la France, l'Allemagne et l'Italie.
G. D.

 

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