Investissement

Le PEA PME est lancé

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Revue Banque n°771

Union bancaire : que veut l'Allemagne ?

Annoncé en avril 2013 lors des Assises de l’entrepreneuriat, le lancement du PEA PME vient d’être officialisé par le décret publié le 5 mars 2014. Bénéficiant des mêmes avantages fiscaux que le PEA, il concerne des titres émis par des PME ou ETI ou des parts de fonds communs de placement investis à plus de 75 % en titres de sociétés éligibles. Celles-ci doivent compter moins de 5 000 salariés et avoir un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros ou un total de bilan inférieur à 2 milliards d’euros.

Banques et gestionnaires d’actifs attendaient avec impatience ce nouveau produit à proposer à leur client, dont l’objectif est de réorienter l’épargne des Français vers le financement des entreprises. Comme le confirme Sophie Pourquéry, associée du fonds de private equity dédié au build-up Industries et Finances Partenaires, « le PEA PME est un bon outil pour encourager l’investissement des épargnants français au capital des PME et ETI, et non pas uniquement des grandes entreprises du CAC 40. Il va accroître le dynamisme et la liquidité des marchés et, au-delà, il favorise la diffusion d’une culture de l’actionnariat particulier dans l’entreprise. » Pour autant, nuance-t-elle, « le PEA PME est un outil de financement plus adapté aux ETI ou grosses PME, cotées ou susceptibles d’aller en Bourse, qui sont plus structurées, avec une direction financière expérimentée, qui ont l’habitude de communiquer et d’expliquer leurs résultats via des reportings fréquents et réguliers, et qui sont capables d’organiser des road shows. Cette communication intense est nécessaire pour permettre aux analystes de suivre la valeur et favoriser ainsi la liquidité des titres de la société. Il correspond beaucoup moins aux plus petites entreprises, qui le plus souvent n’ont pas de chiffres publiés ou très peu, ni le personnel ou  la structure ad hoc pour une communication financière suivie. Se pose alors la question du coût associé par rapport aux capitaux levés. Or ce sont les plus nombreuses et leurs besoins de financement sont significatifs. »

 

Elisabeth coulomb

 

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