Marchés obligataires : la liquidité en débat

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°790

Troisième pilier, bail-in, TLAC... L'union bancaire à parfaire

Faut-il s’inquiéter du niveau de liquidité des marchés obligataires ? La question est récurrente depuis plusieurs mois mais les réponses peuvent diverger. Dans une étude publiée en novembre [1], l’AMF estime ainsi que « sur le périmètre français, la liquidité obligataire s’est améliorée depuis début 2012, sans pour autant revenir à son niveau d’avant-crise ». Deux semaines plus tôt dans un rapport [2], l’Amafi avait au contraire conclu qu’il semblait « probable que, si rien n’[était] entrepris […], des crises de liquidité qui jusqu’ici, avaient des effets seulement passagers, [pourraient] désormais plus facilement et plus rapidement se transformer en crises majeures, faute d’apporteurs de liquidité ». L’AMF reconnaît l’existence de problèmes, dont un fondamental : celui de la trop faible rémunération de cet apporteur de liquidité. L’Amafi, elle, pointe la responsabilité des réglementations dans le désengagement des banques de cette activité. Et de suggérer le rôle que pourrait jouer le buy side et notamment les hedge funds dans cette animation de la liquidité.

 

[1] AMF, Étude sur la liquidité des marchés obligataires français, 16 novembre 2015.

[2] Amafi, L’enjeu de la liquidité de marché – Prendre la pleine mesure des évolutions en cours pour agir en conséquence, 26 octobre 2015.

 

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