Transition énergétique

Limiter le réchauffement est rentable

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°796

Banque de détail : le modèle de distribution évolue

Alors qu’un scénario tendanciel « business as usual » conduirait la planète à un réchauffement de 2,5 °C à horizon 2100, « limiter le réchauffement à 2 °C est financièrement rentable pour les investisseurs neutres vis-à-vis du risque, et encore plus rentable pour les investisseurs prudents », estime Simon Diertz, professeur à la London School of Economics and Political Science, co-auteur d’une étude publiée en avril dans la revue scientifique Nature Climate Change.

Selon cette étude, qui intègre le risque climat dans la mesure de la Value at Risk (VaR), en cas de réchauffement de 2,5°, la perte maximale que pourraient subir les actifs sur les marchés financiers mondiaux serait en moyenne (avec une probabilité de 50 %) de 2 500 milliards de dollars, soit 1,8 % de la valeur totale des actifs à ce jour. Ce qui équivaut à la moitié de la capitalisation totale des sociétés d’énergies fossiles (5 000 milliards de dollars). En revanche, limiter le réchauffement à 2 °C – l’objectif de la communauté internationale réaffirmé par la COP21 en novembre 2015 – réduirait ces pertes moyennes à 1 700 milliards de dollars.

L’étude calcule également qu’en prenant en compte les coûts totaux liés à l’atténuation du changement climatique, la valeur totale des actifs financiers mondiaux, dans le scénario de 2° de réchauffement, est supérieure de 0,22 % en moyenne à la valeur de ces actifs dans un scénario à 2,5 °C.

L. B.

 

Sur le même sujet