Désinvestissement des énergies fossiles

Les ONG continuent à faire pression

Tentative de nettoyage symbolique de l'agence centrale de Société Générale

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°827

Numéro double 827-828 : Prospective 2019 - Rétrospective 2018

À chaque CoP, les ONG poursuivent leurs actions destinées à interpeller les banques pour les inciter à se retirer du financement d'énergies fossiles, et celles-ci prennent peu à peu des mesures pour limiter ces financements. Depuis la CoP 21, les banques françaises ne font plus partie des plus gros financeurs de charbon à l’échelle internationale, considéraient les Amis de la Terre en 2017. Comme elle l’avait annoncé en septembre (Revue Banque n° 824, octobre 2018), cette ONG a mené le 14 décembre une action symbolique de « nettoyage géant » de l’agence centrale de Société Générale, boulevard Haussmann, à Paris. 912 « activistes » se sont rendus sur place. « Société Générale est la première banque au monde à financer l’exportation de gaz de schiste nord-américain avec 1,1 milliard de dollars de financements accordés en 2017 à des projets de terminaux d’exportation de gaz liquéfié (GNL) outre-Atlantique », estiment les Amis de la terre pour expliquer leur action. « Après de nombreux échanges constructifs avec l’ONG les Amis de la terre, nous avons pris la décision d’exclure tout financement direct d’importations de gaz de schiste américain en France ; nous évaluerons notre soutien concret au projet Rio Grande au Texas, qui n’en est qu’au stade des études, d’ici le 1er septembre 2019 » rappelait Société Générale le jour même dans une « lettre ouverte à ceux qui se mobilisent pour le climat ». Les projets liés au financement d'énergies non conventionnelles aux États-Unis sont une priorité des ONG, alors que l'administration de Donald Trump a lancé ou réactivé plusieurs de ces projets très controversés sur le plan environnemental.

 

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