Obligations bancaires hybrides

Les AT1 stigmatisés

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Revue Banque n°776

Sharing economy : un nouveau business tisse sa toile

En pleine croissance, le marché des Additional Tier One [1] (AT1) va-t-il poursuivre sa folle expansion ? Les régulateurs pourraient freiner ses ardeurs :

  • la FCA [2] interdit l'accès directe aux CoCos par les particuliers. Toutefois cette mesure ne s'appliquera que pendant un an, jusqu'en octobre 2015, laissant le temps de la réflexion ;
  • toujours Outre-Manche, la banque d'Angleterre estime dans son rapport de stabilité financière (juin 2014) qu'il existe un risque de sous-estimation par les investisseurs de la probabilité de pertes occasionnées par les AT1 ;
  • l'ESMA a exprimé dans une déclaration sur les Cocos du 31 juillet 2014 ses doutes sur la véritable prise en compte par les investisseurs des risques sous-jacents.

Par ailleurs, les agences de notation pourraient dégrader les notes de ces titres à mesure qu'elles intègrent dans leur méthodologie les conséquences des règles de Résolution bancaire.
Selon Jérôme Legras, directeur de la recherche de la société de gestion d'actifs Axiom, « les appels à la prudence lancés récemment par différentes institutions, de même que les dégradation prévisibles de notations vont réveiller le marché sur la réalité des risques. Cela devrait réduire le bassin de placement donc élargir les spreads, ce qui est une bonne chose pour les investisseurs. »

[1] Les AT1 regroupent deux formes d'obligations hybrides capables d'absorber les éventuelles pertes d'un établissement : les Convertible Contingents (CoCos) sont convertibles en actions et les Write Down peuvent voir leur valeur nominale diminuée.

[2] La Financial Conduct Authority est comparable à l’AMF.

 

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