Philanthropie

Généreux donateur cherche (un peu) de rentabilité

rentabilité

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°774

Les assureurs à la manœuvre pour financer l'économie

La philanthropie est-elle en train d’effectuer sa mue ? Le prix BNP Paribas de la Philanthropie individuelle vient d’être décerné à un couple d’Américains pratiquant l’impact investing, cette mouvance du capital-investissement cherchant simultanément rentabilité financière et impact social. C'est dès le milieu des années 2000 que Charly et Lisa Kleissner, ayant fait fortune aux débuts de la Silicon Valley, se sont intéressés à ces placements hybrides, entre le don et l’investissement.

Via leur fondation KL Felicitas, ils ont financé notamment une entreprise sociale fabricant des appareils de cuisson éco-efficients pour les populations rurales pauvres des pays en développement. En 2013, ils rendent public le retour sur investissement de leur portefeuille géré par Sonen Capital pour prouver qu’il n’a rien à envier aux principaux indices du marché. Leur soutien au social business a aussi été plus indirect, par la création d’incubateurs (Social Impact International) et d’un réseau d’investisseurs à impact (Toniic). Les Kleissner sont un exemple de « venture philanthropy », une nouvelle classe de donateurs qui ne se contentent pas de mettre à disposition des causes défendues leur fortune, mais aussi leur temps et leur expertise.

 

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