Fonds monétaire : les encours se redressent

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Banque & Stratégie n°303

Réduire le risque : la nouvelle obsession

L’offensive menée par les banques pour capter les dépôts des entreprises et des particuliers a contribué à réduire les encours des fonds monétaires entre mi-2009 et fin 2011. La chute a été de 129 milliards, laissant le niveau des encours à 782 milliards, selon les chiffres de Morningstar. Depuis début 2012, la situation semble changer, les mois de janvier, février et mars ayant donné lieu à des collectes importantes : 25 milliards d’euros environ, ce qui correspond à une hausse de 8,6 %, ramenant les encours à 849 milliards d’euros.

Pourtant, les banques tentent toujours de séduire les détenteurs de liquidités. De plus, les rendements offerts par le monétaire demeurent faibles et la tentation est grande de porter son épargne vers les maturités plus longues, notamment vers les obligations émises par les entreprises. Alors comment expliquer le redressement des encours du monétaire ? « La reprise du marché actions cet hiver a incité les institutionnels à se séparer de nombreux titres en réalisant une plus-value, relate Jean-François Bay, directeur de Morningstar. Avant de replacer ces liquidités à long terme, ils choisissent des positions d’attente. » Ils s’orientent donc vers les fonds monétaires, mais aussi vers des produits d’épargne bancaires. La concurrence est rude entre ces deux catégories de placement. Le monétaire met en avant sa liquidité quotidienne, qui fait de lui un placement mobilisable à tout moment.

Malgré cette qualité, la reprise du monétaire semble provisoire : les placements d’attente vont rapidement s’investir sur d’autres supports, plus rémunérateurs. S. G.

 

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