BFI

La domination américaine se confirme

La domination américaine se confirme.

L'auteur

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°832

Clientèles fragiles: Les banques s’engagent

Le dernier classement de la société de recherche Coalition confirme la domination des établissements américains sur l’activité de banque d’investissement. Le peloton de tête se stabilise, avec JP Morgan qui fait la course en tête et, derrière, Citi et Goldman Sachs s’échangent les titres de n° 2 et de n° 3 de 2015 à 2018.

Et il faut remonter jusqu’en 2014 pour voir une banque européenne sur le podium : Deutsche Bank qui, depuis 2010, se trouvait soit sur la 2e marche, soit sur la 3e.

Aujourd’hui, toutes les européennes se situent au-delà de la 5e place : Deutsche Bank en n° 6, suivie par la britannique Barclays, elle-même suivie de Crédit Suisse, puis de HSBC et UBS qui se partagent la 9e place et précèdent les françaises BNP Paribas et Société Générale.

Plus grave : même en se concentrant sur la zone EMEA (Europe, Moyen Orient, Afrique), le trio de tête reste entièrement américain (JP Morgan, Citi, Goldman Sachs). Deutsche Bank se hisse à la 4e place, Barclays à la 6e, puis BNP partage le 7e rang avec HSBC, et Société Générale arrive en 9e position.

Et pourtant, en remontant le temps, Deutsch Bank tenait clairement tête aux américaines sur cette zone EMEA : l’allemande était n° 2 de 2015 à 2017 et n° 1 en 2014 et 2013.

Le contexte dans lequel travaillent aujourd’hui les établissements européens n’est guère favorable : la réglementation bancaire a tendance à s’assouplir aux États-Unis depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump ; et du côté européen, l’Union des marchés de capitaux peine à voir le jour et l’Union bancaire ne parvient pas à résoudre le problème de fragmentation des capitaux et de la liquidité dont souffrent les groupes transfrontaliers. S. G.

 

Articles du(des) même(s) auteur(s)

Sur le même sujet