Stress-tests

Deutsche Bank épinglée par la Fed

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Revue Banque n°783

Conformité : entre prévention et sanctions

Si le niveau des fonds propres de la filiale américaine de Deutsche Bank est jugé satisfaisant par la Réserve fédérale américaine, l'établissement laisse en revanche à désirer à la lumière de critères plus qualitatifs, utilisés dans la seconde phase des stress-tests américains pour évaluer l'efficacité des organisations.

L'établissement va devoir renforcer ses équipes de suivi réglementaire et conformité. « Elle a d'ailleurs annoncé l'embauche de 1 000 à 1 500 personnes dans ces métiers, souligne Jérôme Legras, directeur de la recherche chez Axiom, Ces recrutements auront un coût, mais la principale inquiétude concerne les dividendes : si la Fed, en raison du mauvais résultat de Deutsche Bank à la seconde phase des stress-tests, interdit pendant plusieurs années la distribution de dividendes dans la filiale américaine, la holding Deutsche AG en Allemagne percevra moins de revenus, et sera donc moins généreuse avec ses actionnaires. »

L' « échec » de Deutsche Bank doit toutefois être relativisé. Pour Cyril Meilland, coordinateur de l'équipe de recherche sur les Banques européennes chez Kepler Cheuvreux, ce mauvais résultat n'est pas très surprenant, « dans la mesure où la filiale américaine de Deutsche Bank subissait pour la première fois cet exercice. De plus, son activité de broker-dealer n'a pas été testée. » L'exercice reste donc partiel.

La banque allemande pourrait bien décider de réduire à l'avenir ses activités les plus consommatrices de capital outre-Atlantique. C'est du moins le pronostic de Cyril Meilland, qui rappelle que Deutsche Bank avait beaucoup investi sur ce marché afin de démontrer qu'elle demeurait une banque globale, capable de traiter tous les marchés.

 

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