Bourse des PME : le travail peut commencer

Revue de l'article

Le projet de Bourse des PME de NYSE Euronext, annoncé de longue date, a officiellement vu le jour le 23 mai. Son contenu était déjà bien connu : rassembler dans une filiale les activités du groupe dédiées aux PME et ETI [1], abaisser les frais d’introduction de 10 % et les frais de transfert entre compartiments de 50 %, ouvrir la gouvernance à des représentants extérieurs, être davantage présent en région et accorder au tout un budget de 18 millions d’euros. Ne manquaient que le nom de cette filiale et celui de son directeur. Pour le premier, ce sera EnterNext. En revanche, le second – recruté en externe – reste inconnu à l’heure où nous écrivons ces lignes. Le Conseil d’administration d’EnterNext comptera sept administrateurs externes, dont Jean-François Roubaud (CGPME), Charles Beigbeder (Gravitation) et Louis Godron (Afic). Le décor est donc (enfin) planté, mais les vraies questions n’ont toujours pas été abordées : comment réduire la lourdeur et le coût des introductions en Bourse, augmenter la liquidité, créer un modèle économique viable pour que les analystes et les listing sponsors s’intéressent aux PME… [2] ? Le travail ne fait que commencer.

[1] Entreprises de taille intermédiaire.

[2] Lire aussi à ce sujet l’article de C. Karyotis.

 

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