L’affacturage s’impose en dépit d’une année 2020 compliquée

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°861

Face au climat

Longtemps, l’ACPR a mené une enquête sur l’affacturage, comme elle le fait sur le crédit habitat ou la revalorisation des contrats d’assurance vie, avant de renoncer… L’Association française des sociétés financières reprend le flambeau. Début octobre, elle a publié sa première enquête sur le sujet. Il faut dire que l’ASF regroupe la quasi-totalité des sociétés spécialisées dans ce créneau, avec les onze acteurs dédiés et six sociétés avec une activité mixte.

Conséquence de la crise économique, l’activité a fortement reculé l’an passé. 323,6 milliards d’euros de créance ont été pris en charge, un chiffre en baisse de 7,5 %. Un mouvement constaté aussi bien sur les opérations domestiques qu’internationales. À titre de comparaison, le recul avait été de 3,6 % en 2009. Logiquement, le premier semestre 2021 est bien meilleur, avec une progression de tout de même 2,5 % par rapport à 2019.

L’ASF a de quoi se satisfaire d’autres chiffres. D’une part, l’affacturage est resté la première source de financement court terme, devant le découvert (37 milliards, contre 31), conservant son leardership acquis en 2019. D’autre part, la France est deuxième mondiale, derrière la Chine. Une situation pas si fréquente…

 

Sur le même sujet