Cet article appartient au dossier : ESCP Europe Applied Research Papers 3.

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Se positionner sur le supercycle des matières premières : les métaux stratégiques

La forte demande des pays émergents et la hausse structurelle des coûts de production vont rendre certains métaux particulièrement stratégiques. Moins connus que le cuivre ou le nickel, ils n'en sont pas moins au cœur du nouveau tissu économique mondial.

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Revue de l'article

Cet article est extrait de
Banque & Stratégie n°331

ESCP Europe Applied Research Papers 3

Les matières premières dans leur ensemble sont entrées au début des années 2000 dans le « supercycle ». Que ce soit pour l'énergie, les métaux ou encore l'agriculture, la période d'abondance observée au XXe siècle fait progressivement place à une période plus critique pour les prix et l'approvisionnement des matières premières.

Tout au long du XXe siècle, les prix des matières premières ont peu évolué, voire même légèrement baissé (environ 0,5 % par an), alors que depuis 2000, leurs prix ont plus que doublé. Cette tendance prend en compte la baisse observée depuis 2011, soit une augmentation annuelle moyenne (CAGR) de 6,8 % portée notamment par les métaux précieux (11,2 % par an sur la période) et les métaux stratégiques (9,8 % par an sur les 10 dernières années).

Cette forte hausse est également marquée par une envolée de la volatilité qui a doublé en 13 ans. Cette envolée résulte principalement de tensions venant de l'incapacité de l'offre à s'ajuster rapidement à la demande. Les principaux facteurs à court terme sont la météo (sécheresse, catastrophes naturelles, réchauffement climatique…), les grèves, les troubles sociaux ou politiques et les changements réglementaires (taxes, quotas d'exportation…). L'offre apparaît progressivement de moins en moins élastique face aux fortes variations de demande et surtout face aux nouvelles technologies de rupture. Si 2011 marque le début d'un net recul des prix qui peut laisser imaginer la fin du supercycle, nous considérons au contraire que cette pause est uniquement passagère.

Les métaux sont le meilleur vecteur pour bénéficier de ce super cycle

Parmi les différentes classes d'actifs au sein des matières premières, les métaux sont ceux qui présentent le plus important potentiel car ils sont indispensables aussi bien à l'essor des pays émergents via l'urbanisation, au travers des métaux de base, qu'à la croissance des pays développés via les nouvelles technologies et les énergies renouvelables, au travers des métaux stratégiques. En outre, ils représentent le meilleur support au sein des matières premières en termes d'investissement car ils sont faciles à stocker dans le temps contrairement aux autres matières premières.

Depuis 2000, les prix des métaux ont augmenté en moyenne de 176 %, soit un taux de croissance annuel moyen (CAGR) de 7,5 %. En 10 ans, on observe une importante performance de toutes les catégories de métaux, avec néanmoins une véritable hiérarchie. Les éléments de terres rares (voir Lexique) sont ceux qui ont le mieux performé (+985 %) suivi des métaux précieux (+164 %), mineurs (156 %) et enfin de base (+106 %). Notons que, même si on a assisté ces dernières années à une forte demande, notamment en métaux stratégiques, celle en métaux de base reste très importante. À titre d'exemple, la Chine a consommé plus d'acier ces 10 dernières années que les 60 années précédentes.

À partir de 2011, les prix des métaux se sont globalement repliés sous le double effet du ralentissement de la Chine et de la crise de la dette européenne. Pourtant les fondamentaux du marché des métaux restent inchangés.

Hausse structurelle des coûts de production des métaux

L'ère des ressources facilement accessibles est définitivement révolue. Aujourd'hui les nouvelles ressources mises en exploitation sont de plus en plus difficiles d'accès et ont donc un coût marginal de production beaucoup plus élevé et cela pour plusieurs raisons d'ordre structurelles :

  • des mines de moins en moins productives : c'est le cas d'une part dans les mines déjà existantes, d'autre part, pour les nouveaux projets où les conditions d'extraction sont de plus en plus compliquées. Les gisements de ces dernières années sont souvent de moindre qualité (la teneur en métaux des gisements est passée de 1,8 % dans les années 1930, à 0,8 % aujourd'hui) et leur accessibilité bien plus difficile. Le taux d'épuisement des mines existantes est, actuellement pour certains métaux, deux fois plus important que la croissance de la demande. En outre, les nouvelles mines se trouvent principalement dans des pays hors OCDE, ce qui implique notamment des risques d'instabilité politique et de moins bonnes infrastructures, rendant leur transport plus difficile ;
  • la faible visibilité sur les prix rend frileux les investisseurs du secteur minier : la forte hausse des contraintes liée aux nouvelles mines (cf. précédent paragraphe) a entraîné une envolée des investissements pour leur mise en exploitation (au minimum 1 milliard de dollars). Si on considère qu'il faut plus de 10 ans pour exploiter un gisement découvert, on comprend la réticence des investisseurs à investir dans de nouveaux projets sans avoir de visibilité sur l'évolution des prix ;
  • la main-d’œuvre qualifiée se fait de plus en plus rare : les mines sont généralement situées dans des zones avec une faible densité de population où il est très compliqué de trouver de la main-d’œuvre qualifiée. Il y a par conséquent une intense concurrence entre les différentes sociétés d'exploitation qui concourt à une forte inflation des salaires. Ainsi, il n'est pas rare que les salaires des ouvriers miniers soient 5 à 10 fois plus élevés que le salaire moyen du pays dans lequel la mine est exploitée. Enfin, les normes de sécurité pour les travailleurs sont de plus en plus strictes et impactent par conséquent les coûts de production ;
  • des normes écologiques de plus en plus contraignantes : le secteur minier va devoir faire face également à une pression croissante des régulateurs concernant les normes écologiques. Le secteur minier est effectivement un gros consommateur d'eau et de produits chimiques qui entraînent d'importantes émissions de carbone et une forte pollution des nappes phréatiques. Dans les années à venir, il va donc falloir s'attendre à une forte augmentation des coûts de production du fait de cette problématique environnementale.

Les pays émergents vont continuer à être insatiables en matières premières

Les années 1990-2000, époque où les ressources sont plus abondantes et plus facilement exploitables, donc peu onéreuses, sont marquées par une consommation encore soutenue des pays occidentaux. En revanche, les années 2000 sont marquées par l'essor des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). La demande en matières premières a doublé, du fait uniquement des pays émergents, tandis que la demande des pays de l'OCDE est restée quasiment stable (Source : FMI). Rappelons que ces pays ont une population très supérieure à celle des pays occidentaux (presque 6 milliards d'habitants contre 1,2 pour les pays de l'OCDE) et que leur niveau de vie est encore très inférieur. L'effet de rattrapage sera donc un des facteurs les plus importants sur la demande en matières premières dans les décennies à venir.

Selon McKinsey, la demande en acier devrait croître de 75  % entre 2010 et 2030 pour atteindre 2 312 millions de tonnes au total, principalement grâce à la demande de la Chine, de l'Inde et des autres pays émergents. Cette forte demande proviendra de principalement trois secteurs (80 % de la demande totale) : la construction (50 %), l'industrie (20 %) et les transports (10 %). La Chine est déjà le plus gros consommateur de métaux de la planète : elle est passée, par exemple, de 12 % à 40 % de part de marché sur le cuivre ces dix dernières années.

Il faut également s'attendre à une explosion de la demande de nombreux autres pays émergents comme le Mexique, la Colombie, le Pérou, l'Indonésie, le Vietnam, la Turquie, l'Égypte, l'Afrique du Sud, le Nigeria, mais aussi les Philippines et le Sri Lanka.

Un des autres facteurs fondamentaux de la demande en métaux dans les pays émergents est l'essor sans précédent de la classe moyenne. Au cours des deux prochaines décennies, ce seront plus de 3 milliards de personnes des pays émergents qui s'ajouteront à la population des zones urbaines (déjà 1,5 milliard) des classes moyennes. Pour la Chine seule, cela représentera la construction chaque année d'une ville de la taille de New York (23,5 millions d'habitants). Il aura fallu 100 ans pour construire aux États-Unis plus de 25 villes d'au moins 1 million d'habitants alors que la Chine comptera plus de 221 villes de cette taille en 2025 : la construction de ces nouvelles infrastructures développera une demande massive d'énergie et de matériaux.

Tous ces facteurs pèsent et pèseront de plus en plus en faveur de tensions et d'un nouveau supercycle sur les matières premières et, comme souvent, les métaux sont le meilleur vecteur pour bénéficier de ce phénomène.

Les métaux stratégiques, moteurs de la croissance

Moins visibles que les métaux de base, dont la production annuelle mondiale se chiffre en plusieurs millions de tonnes, les métaux stratégiques, souvent produits à moins de 100 000 tonnes par an, ont vu pendant longtemps leur rôle négligé. Ils sont pourtant présents aujourd’hui dans un grand nombre de produits de consommation courante et jouent, de surcroît, un rôle déterminant dans la production de technologies à haute valeur ajoutée. De plus, cette cinquantaine de métaux présente un véritable risque de pénurie. Bien que la crise économique actuelle ait fait chuter les prix, la croissance de la demande et les risques pesant sur l’offre depuis le début des années 2000 sont des tendances structurelles. Ces métaux dits stratégiques s’intègreront plus que jamais dans l’ère du supercycle. Dans cette catégorie, on se réfère à la liste des 20 éléments sélectionnés par l’Union européenne en mai 2014 « Report on Critical Raw Materials for the EU » : l’antimoine, le béryllium, le borate, le chrome, le charbon à coke, le cobalt, la fluorine, le gallium, le germanium, le graphite, l’indium, la magnésite, le magnésium, le niobium, le phosphate, les platinoïdes, les éléments de terres rares lourdes et légères, le silicium et le tungstène. Leur niveau de criticité est modulable selon les spécificités industrielles des pays. Pour les États-Unis par exemple, qui ont également réalisé une telle étude, le béryllium n’est pas critique, dans la mesure où le pays contrôle l’essentiel de la production mondiale.

Des métaux indispensables à de nombreux secteurs de croissance

Les métaux stratégiques sont indispensables à d’importantes filières industrielles matures ou en développement :

  • le secteur de l’énergie : on retrouve des métaux stratégiques tant pour la production, le transport que pour la transformation des énergies fossiles, ce qui fait de ce secteur un grand consommateur de métaux stratégiques. Le lanthane, le cérium, le platine, le palladium, le rhénium, le tungstène ou encore le cobalt sont nécessaires à la production de catalyseurs pour le raffinage du pétrole. On retrouve également ces métaux dans les énergies renouvelables : dans l’éolien, le néodyme, le praséodyme, le dysprosium et le terbium sont utilisés dans la production des aimants permanents ; dans le photovoltaïque, l’indium, le gallium, le germanium ou encore le tellure sont utilisés dans les cellules ;
  • le secteur des transports : les alliages de métaux mineurs confèrent aux moyens de transport des performances particulières (résistance aux chocs et à la corrosion, moindre volume, et plus grande légereté). Actuellement, on assiste au développement des superalliages en rhénium dans les moteurs d’avions. Ces métaux sont également un maillon essentiel de « l’électrification » des avions. Les métaux stratégiques sont également présents dans les systèmes d’alimentation en énergie, surtout pour les moteurs électriques et dans les batteries rechargeables (lithium et cobalt). Enfin, les métaux stratégiques sont particulièrement présents dans le transport automobile pour la maîtrise des émissions polluantes au travers des catalyseurs (éléments de terres rares  et platinoïdes) ;
  • des métaux moteurs de la révolution électronique et numérique : dans le secteur des NTIC (Nouvelles Technologies d’information et de communication), les métaux stratégiques sont consubstantiels de la miniaturisation et de l’amélioration des performances des produits électroniques. À titre d’exemple, l’industrie des semi-conducteurs utilise de plus en plus de gallium dans les microprocesseurs, les circuits intégrés, les puces Wifi. Le germanium est, quant à lui, principalement utilisé dans les fibres optiques qui ont révolutionné le secteur des télécommunications (environ 40 % de la demande mondiale de germanium) ;
  • dans le secteur des biens d’équipements : dans la fabrication de luminophores, de verres, de céramiques ou encore de matériels médicaux, militaires et électroménagers, les métaux stratégiques sont vitaux. Le gallium et l’indium sont en effet très performants pour la fabrication de diodes électroluminescentes (LED). L’utilisation des métaux stratégiques est exponentielle en fonction des avancées technologiques. Le gadolinium accompagné de germanium permettent la réfrigération magnétique (giant magnetocaloric effect). Cette technologie pourrait bientôt rendre obsolète la réfrigération conventionnelle par compression de gaz, car plus économe, moins volumineuse et plus respectueuse de l’environnement.

Les métaux stratégiques sont à l'origine des innovations et du développement du XXIe siècle.

Des métaux critiques

Si les grands métaux industriels sont plutôt produits de manière homogène, la production des métaux stratégiques reste souvent concentrée dans une poignée de pays. Par conséquent, la production et les exportations sont souvent marquées par des restrictions. Ainsi, la Chine fait partie des trois premiers pays producteurs de 13 matériaux stratégiques et fournit plus de 50 % de la production mondiale de 8 métaux stratégiques. L'offre de ces métaux est donc soumise à une criticité certaine du fait de plusieurs facteurs :

  • une production concentrée sur une poignée de pays : si le risque d'épuisement physique semble peu réaliste pour la plupart des matériaux, on envisage néanmoins des ruptures ponctuelles d'approvisionnement. À titre d'exemple, au cours des années 1990, la Chine a pu asseoir une position quasi monopolistique dans la production des éléments de terres rares (extraction, séparation et raffinage), grâce à une politique de prix très agressive et des normes écologiques peu contraignantes. Ainsi, le site de Baotou (Mongolie Intérieure) est aujourd'hui le principal site de production mondiale d'éléments de terres rares. La Chine a appliqué cette stratégie sur de nombreux métaux stratégiques ;
  • une production en proie aux risques environnementaux et sanitaires : la filière minière et métallurgique a recours à de grandes quantités de produits chimiques (acide sulfurique…), d’eau et d’énergie. Certains de ces métaux peuvent produire des éléments radioactifs (thorium, uranium…). L’absence de considération écologique a souvent permis à la Chine de maintenir des coûts de production extrêmement bas. Cependant, depuis 2012, le gouvernement central impose le respect de standards environnementaux minimaux ;
  • des échanges internationaux limités par des restrictions d’exportation : que ce soit sous forme de quotas, de droits de douane ou de prix minimum à l’exportation, les pays producteurs tentent de limiter leurs exportations. À titre d’illustration, la  politique de quota chinoise sur les éléments de terres rares est évocatrice. Cette stratégie de restriction chinoise a fait deux fois l’objet, en 2009 et 2012, de recours devant l’Organe de règlement des différends (ORD) à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC). À deux reprises, les recours ont abouti en faveur des requérants (2012 et 2014) mais l’attitude des dirigeants de Pékin est restée sensiblement la même. D’autres pays comme l’Afrique du Sud (magnésium), la Russie (gallium) et la Bolivie (lithium) ont décidé depuis peu de réduire leurs échanges commerciaux de métaux stratégiques ;
  • des pays producteurs instables : la grande majorité des pays producteurs de métaux stratégiques souffre d’instabilité politique et sociale. Des conflits peuvent porter préjudice à l’exploitation de sites. En témoignent les heurts violents à l’été 2012 dans les mines de platinoïdes en Afrique du Sud qui firent 34 morts ou encore la grande grève des mineurs en 2014. Concernant les éléments de terres rares, le premier conflit porta en 1992 sur la raffinerie malaise, Bukit Merah, en raison de la radioactivité de certains déchets (thorium). Aujourd’hui, l’entreprise australienne Lynas et sa raffinerie en Malaisie sont toujours en proie à d’importantes oppositions exprimées par les riverains ;
  • une offre inélastique corollaire de la criticité de ces métaux : l’importance des investissements nécessaires à la mise en production d’un site explique que l’offre ne se réajuste pas à court terme en réponse à une hausse des prix. Cette offre inélastique induit une forte volatilité des métaux stratégiques. On dénombre actuellement un peu plus de 300 projets miniers d’éléments de terres rares en dehors de la Chine, dont uniquement 3 à 6 qui pourraient voir le jour au cours de la décennie. Pour le lithium, on ne recense qu’une vingtaine de projets, essentiellement en Amérique latine. En cas d’une large diffusion des véhicules électriques à batterie au lithium-ion, certaines analyses montrent que la demande pourrait dépasser la production à l’horizon de 10 ans.
  • une offre non substituable : les métaux stratégiques ont des propriétés physico-magnétiques exceptionnelles qui offrent à différentes applications industrielles des performances inégalables selon la communauté scientifique. Plusieurs projets étudient l’optimisation de l’utilisation de ces métaux. Aucun à ce jour n’a pu proposer une solution viable et industrielle permettant de maintenir l’exigence de performance qu’offrent ces métaux ;
  • un recyclage limité : le recyclage offre alors une solution pour pallier leur criticité. Le recyclage dépend cependant de trois variables : 1. la compétitivité prix des matériaux issus du recyclage ; 2. la disponibilité du matériel ; 3. la disponibilité de technologies et d’infrastructures de recyclage. Dans la mesure où la plupart des métaux stratégiques sont présents en très faible quantité dans les produits finis et sont, par conséquent, difficilement identifiables, les métaux stratégiques sont actuellement très peu recyclés. De plus, vu les prix actuels de la plupart des métaux stratégiques, le recyclage est économiquement non viable.

Au regard des éléments structurels du marché des matières premières, tout porte à croire que le supercycle n’en est qu’à ses prémices. En effet, la hausse structurelle des coûts de production marginaux des matières premières (détérioration des conditions géologiques, inflation des salaires, hausse des contraintes écologiques…) et la forte croissance des pays émergents vont être les vecteurs principaux de la pérennisation de cette tendance. Vraisemblablement, les métaux seront les principaux drivers du supercycle : les métaux de base grâce à l’intensification de l’urbanisation et les métaux stratégiques grâce à l’essor des classes moyennes de plus en plus consommatrices de technologies digitales et vertes. À cet égard, les anticipations de Jeremy Rifkin dans son essai sur la 3e Révolution industrielle semblent jour après jour devenir une réalité. La fusion des énergies renouvelables et des technologies digitales créent les éléments constitutifs de cette révolution. Dès lors, nulle surprise d’observer que les métaux stratégiques sont au cœur du nouveau tissu économique mondial.

 

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