DÉFIS DES BANQUES

Les grands groupes français donnent un coup d’accélérateur à leur transformation

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Revue Banque n°869

LCB-FT l’Europe s’active

Contraintes d’arrêter leurs activités en Russie, BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale poursuivent à marche forcée leur feuille de route et leur transformation.

La plus exposée à l’économie russe, Société Générale s’est résignée à vendre à Interros Capital sa filiale Rosbank qui faisait pourtant sa fierté au même titre que ses activités en Afrique. Quelques jours après cette annonce, la banque de la Défense a dévoilé son système de marques de la future Banque de détail en France, opérationnel à partir de 2023, et lancé un accélérateur de start-up dédié aux métiers du paiement & transaction banking qui permettra d’accélérer sa transformation numérique dans ces domaines.

Crédit Agricole a joué la carte de la prudence avec 584 millions d’euros de provisions spécifiques à son exposition à l’Ukraine et à la Russie qui ont pesé sur son résultat au T1. Avant la publication de ses résultats, la banque verte a géré activement son portefeuille de participations. En avril, elle s’est renforcée en Europe en portant sa participation dans le capital de la banque italienne Banco BPM S.p.A à 9,18 % et réduit sa présence en Afrique en cédant ses 78,7 % détenus dans le capital de Crédit du Maroc au groupe marocain Holmarcom.

Peu exposée à la Russie, BNP Paribas est en revanche en train de sortir de la banque commerciale aux Etats-Unis avec la cession de Bank of the West à BMO annoncée fin 2021 dont les produits serviront à la croissance organique en Europe, aux investissements dans des technologies ou à des acquisitions ciblées. Alors que la guerre a accru les risques environnementaux, la banque de la Rue d’Antin a publié en mai son « Rapport d’analyse et d’alignement pour le climat » et prévoit de réduire de 25 % son exposition à la production de pétrole d’ici 2025.

 

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